Skip to main content
Maël JULIEN
  • France
Ces dernières années, l’essor de l’archéologie préventive et la multiplication des opérations ont permis l’étude de plusieurs sites d’habitat découverts à Lauwin-Planque (ZAC), à Lambres-lez-Douai (L’Ermitage) et à Arleux (chemin des... more
Ces dernières années, l’essor de l’archéologie préventive
et la multiplication des opérations ont permis
l’étude de plusieurs sites d’habitat découverts
à Lauwin-Planque (ZAC), à Lambres-lez-Douai
(L’Ermitage) et à Arleux (chemin des Croix). Les vestiges
de cinq bâtiments sur poteaux du IIIe millénaire2,
attribués au groupe culturel Deûle-Escaut, y sont
notamment identifiés. Notre approche de l’architecture
et de la structuration des habitats s’en est trouvée
par conséquent grandement enrichie.
Cet article présente les résultats d’études réalisées
sur une fosse (la fosse 211, fig. 2) découverte en
marge du site d’Arleux. Il est le fruit d’une collaboration
entre la Communauté d’Agglomération du
Douaisis, Direction de l’archéologie préventive
(CAD-DAP) et l’Institut national de recherches
archéologiques préventives (Inrap3). Cette structure
apparemment isolée s’est avérée très riche en mobilier
d’origine détritique de natures et d’usages variés
apportant quelques nouvelles données sur les activités
pratiquées et sur la chronologie des groupes culturels
de la fin du Néolithique dans la région.
Research Interests:
Download (.pdf)
Research Interests:
Download (.pdf)
La multiplication des découvertes de bâtiments dans le Nord-Ouest de la France permet de présenter un premier bilan sur l’architecture domestique de la fin du Néolithique. A partir de plusieurs plans complets et bien conservés, ces... more
La multiplication des découvertes de bâtiments dans le Nord-Ouest de la France permet de présenter un premier bilan sur l’architecture domestique de la fin du Néolithique. A partir de plusieurs plans complets et bien conservés, ces architectures de bois édifiées dans le courant de la première moitié du IIIe millénaire avant notre ère lors de l’expansion principale du groupe Deûle-Escaut, ont été replacées dans leur contexte géographique et confrontées dans leurs dimensions et leurs systèmes de construction. Les diverses architectures illustrent probablement des fonctions différentes. Certains édifices massifs affichent un caractère ostentatoire indéniable et quelques gisements se développent au sein d’enclos palissadés. A l’autre extrémité, de petits bâtiments, peu nombreux, sont implantés dans des espaces ouverts à côté de bâtiments de taille moyenne, les plus nombreux, dont les surfaces au sol sont toutefois supérieures à 100 m².  Malgré des différences indéniables, les similitudes sont nombreuses. Le maintien des proportions dans l'organisation des espaces internes et les modèles architecturaux appliqués d'un édifice à l'autre, sur des distances géographiques relativement importantes, illustrent un partage des savoir-faire évoluant entre 2900 et 2400 avant notre ère. 
Les variations morphologiques de ces structures d’habitat, sur une séquence longue de cinq siècles, offrent l’opportunité de proposer un modèle d’évolution typo-chronologique pour le Nord de la France.
Research Interests:
Download (.pdf)
Research Interests:
Download (.pdf)